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Ciné-club

à 20h30 Maison St François, 10 rue François Dauphin
7 octobre 2020 : Drôle de drame, de Marcel Carné (France, 1937, 1h38)

Avec Michel Simon, Louis Jouvet, Françoise Rosay, Jean-Louis Barrault, Jean-Pierre
Aumont. Scénario et dialogues de Jacques Prévert.

Un évêque anglican (Jouvet et son célèbre « Bizarre, bizarre… »), un spécialiste des
mimosas auteur de romans policiers sanglants (Michel Simon), un tueur de bouchers
(Jean-Louis Barrault), un laitier (Jean-Pierre Aumont) : une comédie pleine de poésie et
d’humour, qui doit autant à ses interprètes qu’aux dialogues de Prévert.

4 novembre 2020 : Sacro GRA, de Gianfranco Rosi (Italie, 2014, 1h32)

Un documentaire italien qui nous emmènera à Rome, la Ville Eternelle, mais pour un
voyage non touristique, à mille lieues des merveilles de son centre historique : direction
l’A90 pour rencontrer ceux et celles qui vivent aux alentours du périphérique. Film
récompensé du Lion d’or à Venise en 2013.

13 janvier 2021 : Rêves, d'Akira Kurosawa (Japon, 1988, 1h59)

Avec Akira Terao, Toshie Negishi, Mitsunori Isaki, Martin Scorsese

À 80 ans, Kurosawa, « l’empereur du cinéma », nous livre son testament esthétique et moral, sous la forme de sept rêves qui jalonnent sa mémoire : rêves d’enfant, souvenirs de la guerre et de ses traumatismes, évocation de sa passion pour Van Gogh, de la crainte d’une catastrophe nucléaire, pour finir sur la vision bucolique du « village aux moulins », comme l’ultime plaidoyer d’un artiste profondément humaniste.

24 février 2021 : Les lumières de la ville, de Charlie Chaplin (EU, 1931, 1h27)

Avec Charles Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers

1931 : Les Etats-Unis sont plongés dans la Grande Dépression, tandis que le cinéma
sonore, qui deviendra cinéma parlant, s’invite sur tous les écrans pour distraire le public
de ses misères quotidiennes. C’est pourtant avec un film muet, tourné au sein de ses
studios, que le britannique Chaplin poursuit sa filmographie et oppose une forme de
résistance au parlant : jeu de sonorités, expressions visuelles, mouvements scéniques et
une concentration d’émotions, du rire aux larmes, dans de célèbres scènes, parmi les
plus abouties de l’histoire du cinéma.
La simple rencontre d’un clochard et d’une femme aveugle, au cœur de la ville.

17 mars 2021 : Mia madre, de Nanni Moretti (Italie, 2015, 1h47)

Avec Nanni Moretti, Margherita Buy, Giulia Lazzarini, John Turturro
Nanni Moretti parle de sa mère mais aussi, avec beaucoup d’humour, du cinéma :
comment réussir à faire un film quand tout va de travers, et que le rôle principal est
tenu par un acteur américain qui n’arrive pas à apprendre son rôle (John Turturro,
hilarant). Beaucoup d’émotion dans ce film, avec ce mélange de légèreté et de
profondeur propre à Moretti.

7 avril 2021 : Ordet, de Carl Theodor Dreyer (Danemark, 1955, 2h06)

Avec Henrik Malberg, Emil Hass Christensen, Preben Lerdorff Rye.

Les côtes du Jutland, vers 1930. Le vieux Borgen, qui prêche un christianisme vivant et généreux, a trois fils : l’aîné a perdu la foi, le second, devenu fou, se prend pour le Christ et le cadet est amoureux de la fille d’un puritain sectaire. Quand le drame survient, chaque protagoniste est renvoyé à sa foi ou à ses doutes. Entre réalisme et mysticisme, le sommet du cinéma spirituel par l’auteur de la Passion de Jeanne d’Arc.

19 mai 2021 Chantons sous la pluie, Singin' in the Rain, de Stanley Donen et Gene Kelly (EU, 1952, 1h42)

Avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor, Jean Hagen, Cyd Charisse.

Hollywood, 1927. L’arrivée du parlant conduit Don et Lina, un duo d’acteurs, à remettre en cause leurs façons de faire du cinéma. Mais Lina est dotée d’une voix impossible, et Don tombe amoureux de Kathy, celle qui doit doubler Lina. Un joyau de la comédie musicale américaine, avec un inoubliable trio de danseurs-chanteurs-comédiens : Gene Kelly, Debbie Reynolds et Donald O’Connor.

Didier Lamy

Responsable Ciné-club

04 78 62 67 10 – 69lamy@gmail.com

Programme 2018-2019
  • 17 octobre 2018 : Quai des Orfèvres, d’Henri-Georges Clouzot (France, 1947, 1h45)

Avec Louis Jouvet (l’inspecteur Antoine), Suzy Delair (Jenny Lamour) , Bernard Blier (Maurice Martineau).

Dans ce grand classique du cinéma français d’après-guerre, Clouzot, « qui ne voulait pas tourner un film policier », s’attache, au-delà d’une intrigue à rebondissements, à fouiller la complexité de ses personnages, notamment l’inspecteur Antoine (Louis Jouvet parfait en flic au grand coeur) et Jenny Lamour (Suzy Delair et son « tralala »).

(Film présenté par Didier Lamy)

  • 21 novembre 2018 : La famille Tenenbaum The Royal Tenenbaums, de Wes Anderson (Etats-Unis, 2001, 1h50)
    Avec Gene Hackman, Anjelica Huston, Gwyneth Paltrow.

Qui a dit « Je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère » ? Pas Wes Anderson, et pourtant… Cette famille un peu farfelue, au-delà des disputes, des mensonges et des vicissitudes de l’existence, est finalement une famille comme les autres. Dans l’univers esthétique qui lui est propre, couleurs vives, symétries, personnages loufoques, Anderson montre la force des liens qui unissent frères et sœurs, parents et enfants.

(Film présenté par D. Lamy)

  • 23 janvier 2019 : La soif du mal Touch of evil, d’Orson Welles (Etats-Unis, 1958,1h35)

Avec Orson Welles, Charlton Heston, Marlène Dietrich, Janet Leigh.

Une bombe explose à la frontière mexico-américaine. Le policier mexicain Vargas (Charlton Heston) s’investit dans l’enquête et découvre les méthodes douteuses de son homologue américain, le cynique Quilan (Orson Welles)… 17 ans après Citizen Kane, le génial Orson Welles réalise un film noir d’une grande intensité dramatique, servi par une écriture virtuose. Le regard sombre et halluciné sur la violence sociale ouvre à une réflexion métaphysique sur l’emprise tentaculaire du mal.

(Film présenté par Xavier Dufour)

  • 13 février 2019 : Down by law (Sous le coup de la loi), de Jim Jarmusch (Etats-Unis Allemagne, 1986, 1h47)

Avec Roberto Benigni, Tom Waits, John Lurie
Injustement condamnés, Jack et Zack sont rejoints en prison par Roberto, auteur d’un crime effectué en situation de légitime défense. Des liens se nouent, une amitié s’installe, un projet d’évasion se met en place. Une photographie en noir et blanc de toute beauté, au service d’un film plein d’humour et d’humanité. Une des plus belles réussites de Jim Jarmusch.

(Film présenté par Pierre Quelin)

  • 20 mars 2019 : L’homme sans passé Mies vailla menneisyyttä, d’Aki Kaurismäki (Finlande-Allemagne, 2002, 1h37)

Avec Markku Peltola, Kati Outinen, Juhani Niemelä
Le commencement d’une nouvelle vie pour  »M », devenu amnésique suite à une agression. Le cinéaste finlandais Kaurismäki continue d’explorer les marges de la société avec l’humour qui le caractérise et une affection toute particulière pour ces personnages délaissés.

(Film présenté par Paul Andrieux)

  • 17 avril 2019 : Le journal d’un curé de campagne, de Robert Bresson (France, 1951, 1h50)

    Avec Claude Laydu, Jean Riveyre, Nicole Ladmiral
    Pour son troisième film, Robert Bresson transpose à l’écran le célèbre roman de Georges Bernanos. Le langage épuré des images et des sons traduit le bouleversant chemin de croix du jeune curé d’Ambricourt. Nommé dans une paroisse hostile, confronté à la dureté des villageois, le curé trébuche à chaque initiative. Mais, à son insu, sa sainteté révèle la vérité des âmes… et en sauve quelques-unes. Plus qu’une adaptation réussie, un chef d’oeuvre de « fidélité créatrice » et une des grandes figurations du mystère du prêtre au cinéma.

(Film présenté par Xavier Dufour)

  • 22 mai 2019 : Le pigeon I soliti ignoti, de Mario Monicelli (Italie, 1958, 1h46)
    Avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Vittorio Gassman, Toto, Renato Salvatori
    Cosimo est arrêté pour un vol de voiture qui ne s’est pas déroulé comme prévu. Pour le faire sortir de prison, ses copains recherchent le « pigeon » qui acceptera de s’accuser à sa place. De la tendresse, un rythme trépidant, une succession de gags, des dialogues étincelants, une distribution de rêve… La comédie italienne à son sommet.

(Film présenté par Pierre Quelin)

Programme 2017-2018
  • 25 octobre 2017 : La grande illusion, de Jean Renoir (France – 1937 – 1h53)


    1916, la « Grande Guerre ». Dans un camp en Allemagne, sont retenus des officiers français, d’origines sociales diverses. La vie s’organise. Certains prisonniers tentent de s’évader. D’autres les aident au péril de leur vie. Jean Gabin, Pierre Fresnay, Eric von Stroheim, dans un grand classique du cinéma français.

  • 22 novembre 2017 : La vie moderne, de Raymond Depardon (France – 2008 – 1h28)

    Raymond Depardon filme des paysans, dans leurs fermes, au bout de routes interminables. Leurs vies toutes simples nous parlent aussi des nôtres. Des images magnifiques.
  • 24 janvier 2018 : L’enfance d’Ivan, d’Andréi Tarkovsky (URSS – 1962 – 1 h35)

    Premier film d’Andreï Tarkovski qui est à la fois en lien et en décalage avec ses prochaines grandes œuvres, et où apparaît le jeune Ivan, éclaireur pour l’armée soviétique s’infiltrant derrière les lignes ennemies.
  • 21 février 2018 : La prisonnière du désert, de John Ford (USA – 1956 – 1 h59)

    Texas, 1868. Éthan, aventurier au passé trouble (John Wayne) retrouve sa famille au moment même où celle-ci est attaquée par les indiens. Il part alors à la recherche de ses nièces enlevées par le chef Comanche Scar. Une quête tumultueuse où se jouent les problématiques universelles chères à Ford: l’identité ethnique, la paix entre races, la violence et le pardon.
  • 21 mars 2018 : Ida, de Pawel Pawlikowski (Pologne – 2013 – 1 h22)

    Prix œcuménique au Festival de Varsovie 2013 – Oscar 2015 du Meilleur Film en Langue étrangère. Ida, jeune novice polonaise, s’apprête à prononcer ses vœux de religieuse. Sa tante lui révèle un lourd secret, qui va la conduire à s’interroger sur la suite de son engagement, sur la suite de sa vie de femme.
  • 25 avril 2018 : Le château de l’araignée, d’Akira Kurosawa (Japon – 1957 – 1 h50)

    Kurosawa transpose Macbeth dans le Japon du moyen âge. Le récit est fidèle à Shakespeare, mais l’esthétique japonaise donne une dimension surprenante aux éléments fantastiques : les sorcières, la tache de sang, la forêt en marche… Peut-être le chef d’œuvre de Kurosawa.
  • 23 mai 2018 : La nuit du chasseur, de Charles Laughton (USA – 1955 – 1 h32)

    Film esthétique aux multiples inspirations, La Nuit du chasseur est construit comme une parabole du bien et du mal avec Robert Mitchum dans le rôle d’un faux prédicateur et réel psychopathe.
Programme 2016-2017
  • 28 septembre 2016 : Gran Torino (Clint Eastwood) 2008, 1h55
    Gran Torino
    Walt Kowalski, vieil Américain d’origine polonaise, vétéran de la guerre de Corée, misanthrope, xénophobe et raciste, voit sa vie profondément bouleversée, à la suite d’événements se produisant dans son proche voisinage.
    Mêlant humour, émotion, et tragédie, un des plus beaux films de Clint Eastwood, César 2010 du meilleur film étranger.

  • 19 octobre 2016 : Dolls (Takeshi Kitano) 2002, 1h53
    dolls
    Sawako, abandonnée par son fiancé, devient folle. Celui-ci, pris de remords, lui consacre sa vie.
    Les poupées, « Dolls », ce sont les marionnettes du théâtre Bunkaru, qui sont peut-être une clef pour comprendre cette parabole sur l’amour.
  • 23 novembre 2016 : Le corbeau (Henri-Georges Clouzot) 1943, 1h33
    Le corbeau
    Une petite ville de la France profonde est tourmentée par d’incessantes dénonciations anonymes. Au centre du drame, un médecin (Pierre Fresnay) au passé suspect. Qui est le mystérieux corbeau ?
    Réalisé sous l’Occupation, un chef-d’œuvre du suspense et une troublante descente dans l’enfer de la suspicion.
  • 14 décembre 2016 : Elle et lui (Leo McCarey) 1957, 1h55
    Elle et lui
    Lors d’une croisière vers New-York, un playboy oisif (Garry Grant), censé rejoindre sa fiancée, ne peut s’empêcher de courtiser une ancienne chanteuse (Déborah Kerr). Sur cette base volontairement futile, Léo McCarey explore par petites touches la naissance d’un grand amour et réalise l’un des plus bouleversants mélodrames de l’histoire du cinéma.
  • 25 janvier 2017 : Edward aux mains d’argent (Tim Burton) 1990, 1h40
    Edward aux mains d argent
    Un conte de fées dans l’Amérique de 1990 : Edward, création d’un inventeur, a des lames de métal et des ciseaux en guise de doigts. Cela ne l’empêchera pas de rencontrer l’amour.
    Un des films les plus poétiques de Tim Burton, plus connu pour Mars attacks !
  • 22 mars 2017 : Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer) 1969, 1h50
    Ma nuit chez Maud
    Clermont-Ferrand, 1969 : un jeune ingénieur « Michelin », croyant, rencontre une « libre-penseuse ».
    Sous le signe de Pascal (et de son pari), Rohmer livre une vision très personnelle du catholicisme et de la grâce, portée par l’interprétation subtile de Jean-Louis Trintignant.

Berlin, 1931 : Sally Bowles (Liza Minnelli), fait les beaux soirs du Cabaret, le « Kit Kat Club ». On boit, on rit, on s’amuse. Au dehors monte le nazisme, s’installe l’antisémitisme. Des destins se croisent, des tragédies se préparent.
Oscar 1973 du meilleur réalisateur (Bob Fosse), et de la meilleure actrice (Liza Minnelli).

Programme 2015-2016
  • 27 janvier : Psychose d’A. Hitchcock 1960 1h49 (P. Quelin)
    Psychose
  • 27 avril Still Walking d’Hirokazu Kore-Eda  2009 1h55 (P. Quelin)
    Still Walking
  • 22 juin La strada de F. Fellini 1954 1h48 (X. Dufour)
    La Strada
Programme 2014-2015
  •  26 novembre 2014 : Une séparation, de Asghar Farhadi (2011) avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini
    Une Séparation
  • 28 janvier 2015 : A bout de souffle, de Jean-Luc Godard (1960) avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Daniel Boulanger
    A bout de souffle
  • 25 février 2015 : On connaît la chanson, de Alain Resnais (1997) avec Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussolier
    On connaît la chanson
  • 25 mars 2015 : Thérèse, d’Alain Cavalier (1986) avec Catherine Mouchet, Aurore Prieto, Sylvie Habault
    Thérèse
  • 29 avril 2014 : L’île, de Pavel Lungin (2008) avec Piotr Mamonov, Viktor Soukhoroukov, Dimitri Dioujev
    L'Île
  • 27 mai 2015 : Le goût du saké, de Yasujirô Ozu (1963) avec Chishu Ryu, Shima Iwashita, Shinichiro Mikami
    Le Goût du saké
  • 24 juin 2015 : Charade, de Stanley Donen (1963) avec Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau
    Charade
Programme 2013-2014
  • 27 novembre 2013 : 2046 de Wong Kar-Wai (2004) avec Tony Leung Chiu Wai, Gong Li
  • 22 janvier 2014 : L’Homme de la plaine (The Man from Laramie) d’Anthony Mann (1955) avec James Stewart, Arthur Kennedy
  • 26 février 2014 : Journal intime (Caro Diario) de Nanni Moretti (1994) avec Nanni Moretti, Giulio Base
  • 16 avril 2014 (spécial semaine sainte) : L’Evangile selon Saint Matthieu  (Il Vangelo secondo Matteo) de Pier Paolo Pasolini (1964) avec Enrique Irazoqui, Margherita Caruso
  • 25 juin2014 : La Party (The Party) de Blake Edwards (1968) avec Peter Sellers, Claudine Longet
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