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S’ouvrir à l’autre…   

« Dans la rue où la main se tend, paume ouverte pour recevoir…
La personne qui demande veut-elle des sous ou du pain quand la pièce tombera dans sa main ?
Avec la monnaie qu’on donne, ne faut-il pas donner aussi des mots ? » (1)   

En proposant ces phrases, je pense à ceux que nous côtoyons, à ceux que nous rencontrons au quotidien, ceux qui sont à nos portes, différents parce que pauvres, parce que méconnus, parce qu’ignorés dans leur humanité simple et démunie…
Je pense bien sûr à Lionel, à tant d’autres, inconnus et pourtant si proches.
Notre conscience ne peut rester insensible à toute cette misère que nous découvrons. Dans notre quartier, certes l’un des moins pauvres de la ville, nous ignorons bien souvent que des personnes habitent des appartements miséreux voire insalubres. Nous ne pouvons ignorer non plus tous ces réfugiés qui envahissent nos places, nos rues, quémandant, avec insistance parfois, notre pitié, notre argent.
« Laisserons-nous à notre table un peu de place à l’étranger ? » avons-nous chanté il y a quelques années. Avons-nous déjà oublié ces paroles ? La journée mondiale des pauvres (du 19 novembre) vient nous rappeler, avec insistance, la dure réalité.
A nous de réagir, chacun comme il le peut, comme il le veut, en toute vérité face à soi-même.
La charité est déjà certes bien présente dans notre paroisse, dans notre quartier et tous ceux qui participent à des associations caritatives savent bien ces réalités. Sans doute, notre effort de ce mois pourrait-il porter vers un plus grand service… « pour la plus grande gloire de Dieu ».

Michel ORECCHIONI, diacre.

 

(1)  Inspiré d’un texte de Robert RIBIER : Du pain et des mots, in Mille textes, Les Presses d’Ile de France – 1999

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