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Nous fêtons, au début de ce mois, la Présentation de Jésus au Temple. Nous sommes invités à faire mémoire de cet événement, certes loin de nos habitudes chrétiennes ! Mais nous pouvons nous demander à quelle Loi obéissaient Marie et Joseph pour agir comme il était demandé. Il nous faut croire qu’ils accomplissaient un geste qui allait bien au-delà de la Loi. Ils savaient bien que leur enfant appartenait à Dieu. En obéissant à la Loi, ils consacraient et offraient à Dieu le trésor qu’il leur avait confié. Dieu fait au monde, avec cet enfant, un cadeau extraordinaire, et il ne faut pas que ce cadeau soit méconnu.

Comme on aurait aimé être le témoin de cette scène simple, mais si émouvante ! Marie, qui connaissait l’Ecriture, connaissait ce passage du premier livre de Samuel : « Le Seigneur m’a accordé la demande que je lui ai faite. A mon tour, je le cède au Seigneur tous les jours de sa vie. » (1 S 1, 27-28)

N’y a-t-il pas, au cœur de tout cœur humain, un besoin de donner, de se donner ? Certes la gratuité du don est difficile à admettre. Pourtant, pour une âme religieuse qui a ferme  conscience que tout vient de Dieu, comment l’attitude d’offrande ne deviendrait-elle pas « naturelle » ?« Tout est de Lui et par Lui et pour Lui. »(Cf. Rm 11, 36).

Comme Marie et Joseph, tous les chrétiens sont invités à se tourner vers Dieu pour une offrande joyeuse et multiforme :
– offrande de ce que nous possédons, l’Offertoire de chaque messe nous le rappelle.
– offrande de la création tout entière, ce que nous rappelle chaque Préface.
– offrande du Fils de Dieu, ce que nous rappelle chaque Eucharistie.
– offrande de notre vie, à l’image de Charles de Foucauld dont nous pouvons redire, avec émotion et ferveur, la prière :« Jeremets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure »

On pourrait ajouter que la prière eucharistique de la messe comporte le mouvement ascendant de la prière des hommes (au moment de l’élévation) et la réponse de Dieu qui se donne, qui donne aux hommes son Fils (lors de la communion).Avons-nous assez faim de ce Pain venu du Ciel ?

Michel Orecchioni, diacre

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