« Il faut passer par le désert »

Chers amis,

Dans quelques jours nous vivrons avec toute l’Eglise le sommet de notre année liturgique : 3 jours pour revivre et célébrer la mort et la résurrection du Christ Jésus. La victoire de Dieu sur tout ce qui attaque notre vie humaine. L’Amour qui traverse tout, et ouvre un chemin, un passage. Le don de cette Vie – qu’on appelle vie éternelle – désormais offerte tel un fleuve de vie à travers les sacrements de l’Eglise. Ainsi naissons-nous à la Vie que Dieu voulait pour nous ! Ainsi nous laissons-nous délivrer de la mort.

Pour nous préparer à entrer dans cette « Terre promise » de la communion vivante avec Dieu et nos frères qu’on appelle le Royaume de Dieu, nous avons été invités à passer par le désert du carême. Un désert qui décape et nous dispose à recevoir efficacement la joie et la lumière dont Dieu veut nous inonder.

Le bienheureux Charles de Foucauld a bien exprimé la nécessité de ce chemin de conversion et d’ouverture, de dépouillement, comme prélude au vêtement de lumière dont Dieu veut nous habiller : « Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul. Les Hébreux ont passé par le désert, Moïse y a vécu avant de recevoir sa mission… C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur : la vie intime avec Dieu, la conversation de l’âme avec Dieu dans la foi, l’espérance et la charité. Plus tard l’âme produira des fruits exactement dans la mesure où l’homme intérieur se sera formé en elle (Ep 3, 16) ».

Durant ce carême dans notre paroisse, nous avons voulu intensifier notre prière avec un rendez-vous hebdomadaire d’adoration. Nous avons voulu nous recentrer sur Jésus présent dans l’Eucharistie et prier pour les prêtres, « hommes de l’Eucharistie », selon le mot de St Jean Paul II.

Je vous invite donc à vivre intensément les jours saints qui approchent à travers les célébrations liturgiques et la prière personnelle. Abreuvés à cette source, nous serons régénérés ! Nous serons témoins, non pas de loin mais vitalement ! Puissions-nous découvrir de quel Amour nous sommes aimés… Que Marie – Ste Marie en Presqu’île – nous aide !

Père Eric de KERMADEC, curé.

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